DÉSORMAIS MON BLOG CHANGE D'ADRESSE : IL EST LÀ

CULTURE ?

On écrit pédé comme un foc et non pd comme un phoque.

HARENGS

voulez•vous du thé et des petits gâteaux ?

tout compte fait aujourd'hui je m'adore

DANS LE BUS

tes hanches dansent et m'attirent sans même que tu le saches
ô cruelle voisine de la ville dorée
nostalgique de l'herbe rousse d'un autre pays froid et humide
toi qui regarde ton reflet immobile ton nez droit tes lèvres alcoolisées
et tes petites chevilles terminales
dans la rue qui est aussi le lit de la rivière argentée et froide
je vole immobile et debout silencieux
et je te suis
parce que tu es
et que nous rêvons

TOUT SEUL, MAIS ALORS VRAIMENT TOUT SEUL !!!











Ce matin, mes professeurs s'absentent, ils ont rendez•vous à la forêt des carnutes pour parler de la très actuelle question de l'enseignement des humanités. Alors moi, plutôt que de me consacrer à la lecture passionnante du formulaire d'Odart Morchesne , je me suis rué dans le bus pour aller au Château de Versailles qui n'est•ce pas est au bout de ma rue. Dans le bus, un voyageur sur deux a des converses noires, et des habits noirs. Moi j'entre glorieux et sonde l'approbation et l'étonnement du troupeau. Finalement, le mouton noir c'est moi bien qu'étant rouge et IKB. Tant pis pour eux. Fourbes (© Clé). Arrivé au château, je vois un car de Japonais à peine tirés du sommeil bienfaiteur. Je me précipite à la caisse, j'ai moins de dix•huit ans et je n'ai toujours pas lu Rimbaud c'est l'alarme. Allez donc dans l'ignoble corne d'abondance en bois IKEA que Vinci a installé dans la sublime cour. Et voilà le rituel des tripodes, veuillez déposer votre portefeuille votre porte•monnaie votre casque votre iPod votre appareil photo votre téléphone portable vos clés — Non !— et j'en passe. Vous devez donner votre parapluie à la consigne. Heureusement le monsieur de la consigne a vu ma tristesse en lui remettant mon parapluie rouge N'oubliez pas le rouge ! et il me promit d'en prendre soin et me souhaita bonne visite. J'erre dans la majestueuse cour de marbre Daniel Buren tu peux rentrer chez toi. Je rentre dans les Grands Appartements. Déserts. Les gardes me regardent marteler le royal parquet de mes talons, dérangeant le sommeil des rideaux de velours vert et les phallus de Jeff Koons. Première œuvre, que j'adore, Magenta. Deuxième œuvre, Hobbster, le fameux homard, qui n'a rien d'exceptionnel, bien que le jeu de lustres soit amusant. Après je passe devant des porcelaines de mauvais goût et déjà•vu, des sculptures en bois ignobles… Je m'arrête devant un papier peint vert magnifique en velours dans un des salons, je le photographie en noiretblanc et le bleuïse, le pauvre. J'arrive dans la galerie de glaces déserte. J'étais seul, face à Moon. Le vrai luxe. Contempler une œuvre d'art bleue dans l'une des plus belles pièces du monde avec la chambre bleue chez BonneMaman. Après, coup de foudre avec son cœur énorme qui pèse des tonnes et semble léviter, retenu par deux seuls liens dorés. Le carrelage est magnifique…Je sors dans les jardins, passe devant un volet ravissant je veux le même chez moi —ce sont les couleurs originales. Passe une cavalière de Bartabas, Split Rocker et je retourne prendre mon parapluie.
— Ah excusez•moi je ne vous avait pas vu…vous êtes revenu vite !
— Je n'étais venu que pour Jeff Koons
— Et alors, ça vaut le coup ?
— Oui et non
— Bon en tout cas voilà votre parapluie…Je n'ai pas encore vu la sculpture dans l'Orangerie, elle est encore en bon état ?
— Oui. Ils l'entretiennent régulièrement, avancé•je prétentieusement avec un e caduque.
— D'accord, passez une bonne journée !
— Merci vous aussi

SONNET EN ALEXANDRINS\\BAUDELEREAN HAHA

Tatati tatata, tatati tatata
Tatati tatata tatati tatata.
Tatati tatata : tatati tatata
Tatati tatata tatati tatata !

Tatati tatata ? Tatati tatata ?
-Tatati tatata tatati tatata,
Tatati tatata tatati tatata,
Tatati tatata tatati tatata.

Tatati tatata : tatati tatata...
Tatati tatata tatati tatata.
Tatati tatata tatati tatata,

Tatati tatata tatati tatata ?
Tatati tatata tatati tatata ?
Tatati tatata tatati tatata ?

LUNDIS

Hier je relisais Corto Maltese avant de le prêter à Lord Nudle et je fus pris soudain de tristesses infinies Mais j'avais la révélation monstrueuse sur l'écrivain qui réalise tous ses phantasmes en devenant ses personnages de roman ou ses personnages de poésie qui peut être tout et même l'idéaliste qu'il ne peut et n'ose pas être dans le monde réel. Retrouvailles avec des uniformes qui tiennent chaud et sont élégants de galons rares et nobles. Mélancolies immenses de la solitude de l'homme dans l'histoire qu'il doit marquer à tout prix pour vivre à Paris et qu'on s'en souvienne Souvenons nous de Kubrick de Coco d'Yves et de Gracq

HARENGS

L'aeronef va décoller serai-je du voyage ? Il y a une rivière Clé en argentine et un ilôt Fafa aux îles Tonga. Je suis tombé amoureux de Madeleine aux deux bougies de de la Tour on approche ses mains pour la sentir.


J'ai encore croisé la Duchesse ce matin qui errait vers le lycée. Amour de Robert Desnos J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Et puis oh moi aussi je l'ai lu hier ! Immenses vérités de Lord Nudle :

Travailler dans la mode c'est vivre avec des femmes parfaites et c'est ça qui doit être bien

Ecrire une tragédie en alexandrins, c'est chiant et vain.

Et puis ce magnifique vers il est de moi
il s'exila dans les lilas des îles là
Enfin réminiscences littéraires si par une nuit d'hiver un voyageur.