DÉSORMAIS MON BLOG CHANGE D'ADRESSE : IL EST LÀ

ESCAPADE

Dans le métro de Paris il y avait une blonde et mignonne parisienne avec un trench rouge et des jolies louboutins. Alors je lui ai tenu la guillotine qui sépare les possesseurs de tickets des vagabonds, j'ai eu droit à un ravissant sourire parisien mais malheureusement pas cléïen, mais il fallait s'y attendre. J'ai aussi croisé ADGDB dans le métro c'est fou comme facebook nous rapproche on connaît n'importe qui et on le salue. Après je suis passé devant les lieux mythiques du septième qui sont dans LIGNES et PARIS, et puis on est allé chez le fleuriste pour Herr Kapellmeister et A, merci Clépou de ton gentil message je vous embrasse.

HORREUR// HATE TV part II

Je regarde un peu le pape qui arrive en Gaule, chaussé de vernies rouge cerise, et après on murmure sur les miennes non mais n'importe quoi. Carla est en gris souris as usual ce devait être du Dior, son sac en avait tout l'air et c'est pas Hermès qui ferait du gris. MAM a des escarpins CHANEL, qui ne lui vont pas du tout. On voit la culotte de Carla Horreur. Publicité. C'est de pire en pire : Gisele Bundchen se caresse langoureusement les cheveux, c'est Pantene Pro V. Scandale. Ma déesse n°2 —je ne précise pas qui est la n°1— dégringole dans mon estime, et rejoint la plèbe immonde qui se prostitue pour un anti•pelliculaire ou une voiture. Du coup il faut la remplacer. Son siège dans mon esprit étant vacant, qui grader ? (dèjà je n'avais pas de n°3…) Kate Moss ? Trop connue. Bar Refaeli ? Trop grosse. euh…Louise Bourgoin ? trop p****. Et bien tant pis désormais la serrure de mon cœur sera unique c'est très bien comme ça.

LES PLUS BEAUX HARENGS

il y a eu

le coup de fil à bonne•maman

et le Grand Retour des Kopeks

adorable clé

doux abricots

mon pouce meurtri

avait tant à dire

le phantasme bleu klein

la pétasse versaillaise

la plus belle des critiques poétiques.

le lendemain il y a eu

la découverte d'
Is this it?

et de cendrars

Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare
croustillé d'or,
Avec les grandes amandes des cathédrales, toutes blanches


Et l'or mielleux des cloches...
et puis il y a eu le tests des zizis

enfin l'on m'a dit

ça égaye la journée

ça nous change de la grisaille

ah mais en fait tu as de touts petits pieds fins !

—celle•là c'est la meilleure

tiens du bleu ?!

et puis il y a eu

le tamanoir châtain

le bus des Airs

et l'absence

de constance

TO DO LIST

prendre une douche avec des chaussures de golf

critiquer mon ersatz de coiffure

telle que clé et piotr me suggéraient

se faire adopter par des gays

en appeler un
ma tante

parler de tout

aller à paris

rêver pont des arts

avec des artistes

et paris

HARENGS

J'ai enfin trouvé à qui ressemblait ma prof d'allemand : à Jacques Villeret -requiescat in pace- et en plus elle nous distribue des textes sur des clochards turcs anciens nazis je n'en peux déjà plus je hais l'allemand. La prof de français, elle, ressemble à un pot de fleurs dans une maison de retraite et tient à peu près le même discours qu'Otis vous êtes comme une ruche qui transmet de la vie au monde extérieur tout en vous nourrissant de votre propre miel et autres clichés métaphoriques du plus mauvais goût. Enfin ce matin, alors que ma mère respectait pieusement mon souhait de silence au petit-déjeuner, elle le brisa, et me dit ton premier talent c'est quand même l'écriture. Mère n°3 trouve que tu devrais écrire. Ce verbe écrire dans toute la splendeur de son intransitivité. écrire pour le plaisir. J'ai failli lui parler de Trois et de Deux. La pudeur m'a retenu, à temps d'ailleurs. Et puis en français mon voisin pâle que je connaissais auparavant, ramant dans la même chébèque, me demande quel est mon poète préféré. Je lance un Apollinaire désespéré, et il m'assène en retour un fracassant moi aussi. surtout les poèmes à lou. et puis À travers l'Europe c'est mon préféré. Pour les païens, c'est le poème qui contient les très très beau il me faut la clef des paupières. Et comme personne n'est parfait, il aime aussi émile et victor.

RÉVÉLATION

Au cours de ma ravissante lecture d'à l'ombre des jeunes filles en fleurs, j'ai découvert avec plaisir mais sans surprise qu'une fois de plus cet ouvrage appartenait à ce que j'appelle les paravents, et qui ont un pouvoir extraordinaire sur l'âme du lecteur, bien sûr, mais également sur l'autre tel que le lecteur est obligé de se figurer. Lorsque l'on est dans le livre, se dessine alors sur nos lèvres ce sourire délicieux et proustien, ce sourire légèrement amusé que l'on affiche avec une fierté dissimulé9e, mais que cependant l'on laisse deviner à certains dandys ou à d'autres personnes dont on admire l'élégance délicate.

Ch. BAUDELAIRE

Quant à ceux qui se livrent ou se sont livrés avec succès à la poésie, je leur conseille de ne jamais l’abandonner. La poésie est un des arts qui rapportent le plus ; mais c’est une espèce de placement dont on ne touche que tard les intérêts, — en revanche très gros.