Il y a d'abord la photographie : des couleurs partout, tout le temps, denses mais jamais criardes, même le blanc n'est pas vraiment blanc c'est une couleur. Dominance des couleurs primaires chères au réalisateur, rouge, jaune et bleu.
Il y a la musique : Beethoven, Joe Dassin, Debussy, des musiques bollywoodiennes, et The Kinks pour les moments forts.
Il y a la réalisation : des ralentis superbes, qui frôlent élégamment le cliché sans jamais y tomber.
Il y a les acteurs : Owen Wilson, extraordinaire, Adrien Brody en cadet gêné et triste et l'excellentissime Jason Schwartzmann (le Louis XVI de Kirsten Dunst) pieds nus tout au long du film avec son iPod et son enceinte BOSE, il y a Bill Murray en porte-bonheur, il y a Natalie Portman, ses fesses surtout —sublimes.
Il y a le scénario, écrit par Anderson, Roman Coppola, et Schwartzmann. Extraordinaire.
Et puis il y a les répliques cultes :
Rend moi ma ceinture elle a été faite sur•mesure !
Le train s'est perdu.
