J'ai enfin découvert Mushaboom après avoir écouté avant tout le monde The Reminder. Et je me suis aperçu une fois de plus que tout le monde supportait la chanson éponyme, et qu'évidemment c'était la pire. Quid de Secret heart, à l'introduction de Game boy et aux voix de hippies, quid de Inside and Out, quid de Tout doucement ?
Tout va mal
L'un est muet, l'autre est vert avec des lèvres violettes car il a une "maladie de fasciste", le ciel est gris et jaune, et tout le monde est fatigué.
Un TP avec Gainsbourg
Sous les néons électriques assourdissants
Mes yeux verts
Regardent ostensiblement la table de verre
Tandis que les électrodes luminescentes
Tournent dans un espace temps polymorphe
Soudain un félin bondit
Sur ce qu'on appelle en physique
Décades de résistances
24
Et la boutique est évidemment superbe. Tout est dans le détail : les prix (extraterrestres) sur des petites H dorées, les cravates présentées dans des étriers, tout y est. Les vendeurs sont évidemment adorables, gentils, psychologues, jamais obséquieux, toujours ravis de vous voir…
Après moult réfléxions, j'en ai trouvé une à mon goût, je repars, avec la gaine du parapluie — le client est roi, il peut donc ennuyer la boutique…
Le soir, j'ai vu ce film superbe de Jacques Tourneur, Cat people, c'est-à-dire "La Féline". Film terrible car ne montrant rien, comme cette scène mythique de la piscine dans laquelle le spectateur ne voit jamais la panthère.
Et aujourd'hui, les bulletins sont tombés…le bilan est que je suis intelligent et que je ne travaille pas, donc je suis dernier…Oui mais je n'ai pas envie d'être jugé comme l'égal de ces ordinateurs qui recrachent leurs leçons toujours apprises mais jamais comprises, ces élèves consciencieux qui n'ont pas de vie sociale, ces élèves qui ont besoin de diplômes afin d'être reconnus plus tard dans le monde du travail car tout seul, leur cerveau ne leur serait pas d'une grande utilité…
J'appartiens à l'une des plus vieilles familles d'Orsenna
J'ai commencé hier soir Le rivage des Syrtes de Julien Gracq, ouvrage parfait et poétique. Chaque point s'efface et devient une virgule, comme une Invitation au Voyage en prose infinie, les mots changent de place selon l'humeur du lecteur, c'est incroyablement beau. Un mot chez Gracq est un son chez Mallarmé.
Côté culture, les Guillemots sortent un nouvel album, on va voir ce que ça donne—évidemment en France personne n'en parle. J'attends avec impatience le deuxième des Duke Spirit.
Sinon hier, je suis allé me chercher une cravate dans une boutique de luxe où il n'y avait que des Japonais — jusque là rien de révoltant — mais les vendeurs aussi étaient Japonais ! C'est très frustrant dans son propre pays d'aller dans une boutique dans laquelle il est impossible de communiquer…
En cours d'allemand nous avons étudié le dadaïsme, c'est vraiment un mouvement horrible : crucifixions dénudées, bétonnements vaginaux, et j'en passe…
J'ai rajouté deux poèmes magnifiques sur mon autre blog.
Et voila.
