Bac blanc de philosophie, j'ai pris la dissertation être libre, est•ce pouvoir choisir ? J'étais très inspiré. J'ai même créé spécialement pour l'occasion une allégorie néo•platonicienne d'un philosophe qui hésiterait à s'engager dans une rue en sens interdit. Magnifique. Thierry Gilardi est mort, la France entière est en deuil, je trouve qu'on devrait tous se suicider et arrêter les pendules pendant sept heures sept minutes et sept secondes le jeu en vaut la chandelle quel grand homme c'était vraiment que va•t•on devenir grands dieux —enfin non pas dieux, grands autres choses…
Ah ça fait du bien
La politique, c'est comme une brosse à dents : c'est chiant mais si on s'en sert pas, tout fout le camp.
Souvenirs
En rangeant mes placards je suis retombé sur L'Œuvre de ce bon Zola. Nous l'étudiions en seconde, je me souviens, avec un excellent professeur. Pour ceux qui ne savent pas, je hais Zola, parce que ses livres sont longs, les descriptions sont toujours identiques (ah le beau soleil d'or qui ruisselait sur les toits de Paris — on remarquera la métaphore de l'avarice du personnage ), les personnages tous vils et pauvres, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Bref, j'avais donc soigneusement déchiré la couverture du livre, pour pouvoir écrire mon résumé :
Claude Lantier est un peintre misérable. Personne n'aime ses œuvres. Pas même lui. Il épouse une pauvre fille, uniquement pour la beauté de son corps. Ils ont ensemble un fils, qui, n'ayant reçu aucune éducation, sombre rapidement dans l'idiotie, sans que ses parents ne s'en préoccupent. Heureusement, il meurt page trois cent soixante quinze. Son père l'imite page quatre cent soixante seize, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Mon professeur, bien qu'ayant un sens aigu de l'humour, me demanda de réécrire un résumé de ce livre, mais dithyrambique cette fois. Voila ce que ça donne :
Sans doute le plus beau roman du géant naturaliste, celui dans lequel il a mis le plus de lui•même. À travers des personnages fictifs, Zola nous livre habilement une autobiographie implicite, l'histoire de son amitié avec Cézanne, ses débuts difficiles, les efforts pour gravir la montagne du succès, pour atteindre le sommet du patrimoine littéraire français et gravir son nom dans les annales du roman réaliste. Mais Zola rend aussi hommage au monde des arts, l'impressionnisme naissant du Paris de 1860, qui va révolutionner la peinture, la sculpture, l'architecture et la littérature…
Pas mal, non ?
Claude Lantier est un peintre misérable. Personne n'aime ses œuvres. Pas même lui. Il épouse une pauvre fille, uniquement pour la beauté de son corps. Ils ont ensemble un fils, qui, n'ayant reçu aucune éducation, sombre rapidement dans l'idiotie, sans que ses parents ne s'en préoccupent. Heureusement, il meurt page trois cent soixante quinze. Son père l'imite page quatre cent soixante seize, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Mon professeur, bien qu'ayant un sens aigu de l'humour, me demanda de réécrire un résumé de ce livre, mais dithyrambique cette fois. Voila ce que ça donne :
Sans doute le plus beau roman du géant naturaliste, celui dans lequel il a mis le plus de lui•même. À travers des personnages fictifs, Zola nous livre habilement une autobiographie implicite, l'histoire de son amitié avec Cézanne, ses débuts difficiles, les efforts pour gravir la montagne du succès, pour atteindre le sommet du patrimoine littéraire français et gravir son nom dans les annales du roman réaliste. Mais Zola rend aussi hommage au monde des arts, l'impressionnisme naissant du Paris de 1860, qui va révolutionner la peinture, la sculpture, l'architecture et la littérature…
Pas mal, non ?
/////////
Je suis le créateur des pages Baudelaire, Yves Saint•Laurent, Christian Lacroix, Castelbajac et PAUL & JOE. Je suis heureux de vous annoncer qu'YSL a passé la centaine, Baudelaire est à deux cent trente membres, dont quarante nouveaux par jour, et les autres sont loin derrière. Vive la France.
PS My sport teacher was really not there, are we okay ?
PS My sport teacher was really not there, are we okay ?
En révisant mon bac blanc de philo
J'ai trouvé une citation que j'avais notée.
Igor Faudrait peut•être que quelqu'un dise à &#/3"@ que c'est une salope ?
Viktor Non, la pauvre en a déjà assez pour sa gueule.
Extraordinaire.
The Darjeeling Limited
Samedi soir, je suis allé au cinéma voir The Darjeeling Limited du très bon Wes Anderson, que je soupçonne de francophilie. Tout est bon dans ce film, que je classe comme chef-d'œuvre. Si, si.
Il y a d'abord la photographie : des couleurs partout, tout le temps, denses mais jamais criardes, même le blanc n'est pas vraiment blanc c'est une couleur. Dominance des couleurs primaires chères au réalisateur, rouge, jaune et bleu.
Il y a la musique : Beethoven, Joe Dassin, Debussy, des musiques bollywoodiennes, et The Kinks pour les moments forts.
Il y a la réalisation : des ralentis superbes, qui frôlent élégamment le cliché sans jamais y tomber.
Il y a les acteurs : Owen Wilson, extraordinaire, Adrien Brody en cadet gêné et triste et l'excellentissime Jason Schwartzmann (le Louis XVI de Kirsten Dunst) pieds nus tout au long du film avec son iPod et son enceinte BOSE, il y a Bill Murray en porte-bonheur, il y a Natalie Portman, ses fesses surtout —sublimes.
Il y a le scénario, écrit par Anderson, Roman Coppola, et Schwartzmann. Extraordinaire.
Et puis il y a les répliques cultes :
Il y a d'abord la photographie : des couleurs partout, tout le temps, denses mais jamais criardes, même le blanc n'est pas vraiment blanc c'est une couleur. Dominance des couleurs primaires chères au réalisateur, rouge, jaune et bleu.
Il y a la musique : Beethoven, Joe Dassin, Debussy, des musiques bollywoodiennes, et The Kinks pour les moments forts.
Il y a la réalisation : des ralentis superbes, qui frôlent élégamment le cliché sans jamais y tomber.
Il y a les acteurs : Owen Wilson, extraordinaire, Adrien Brody en cadet gêné et triste et l'excellentissime Jason Schwartzmann (le Louis XVI de Kirsten Dunst) pieds nus tout au long du film avec son iPod et son enceinte BOSE, il y a Bill Murray en porte-bonheur, il y a Natalie Portman, ses fesses surtout —sublimes.
Il y a le scénario, écrit par Anderson, Roman Coppola, et Schwartzmann. Extraordinaire.
Et puis il y a les répliques cultes :
Je réagirais plus tard…
Rend moi ma ceinture elle a été faite sur•mesure !
Le train s'est perdu.
Rend moi ma ceinture elle a été faite sur•mesure !
Le train s'est perdu.
Inscription à :
Articles (Atom)
